mercredi 29 avril 2009

Au milieu des vignobles

Au fur et à mesure de l’approche du point de chute, sous un soleil printanier qui se croyait en été, cernée de vignobles quadrillant les douces pentes du Médoc, s’égrainaient les noms de domaines (château Maucaillou, château Lynch-Bages, Mouton-Rotchild). Ces étiquettes collées sur des bouteilles entreposées dans ma cave prenaient enfin forme.

Accueillie dans le bourg de Moulis-en-Médoc par le cimetière, je pensais entendre des voix me murmurer : « souviens toi que tu vas mourir ! » et les chiens, vociférant sur les terrains clôturés de leurs maîtres, semblaient hurler dans mes oreilles : « souviens toi que tu n’es pas chez toi ! ». Loin de chez moi, c’est sûr, j’y étais et je n’avais pas eu la peine de monter dans un avion, cette fois-ci.

Assoiffée et affamée, je m’installais sur la terrasse d’un magasin multiservices (alimentation, tabac, presse, photocopie et fax). Les autochtones passaient en me saluant tous invariablement par un même « bonjour » : plus polis que leurs chiens ! Sur la terrasse et sous un parasol, on devisait du dernier achat réalisé… en Franc Français. Peut-être pour que les sommes dépensées passent pour plus importantes ?

2 commentaires:

  1. Ben alors, y'a plus de voyages, ni même de vagabondages par la pensée? Ça fait un bail qu'on n'a plus de nouvelles...

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